SidiBelAbbes

SIDI BEL ABBES

La wilaya de Sidi Bel Abbes est situées au nord-ouest de l'Algérie, issus du découpage administratif de 1974 et modifiée en 1984, elle est divisée en 52 communes et 15 daïra.

Sa position lui donne un caractère de plaque tournante dans la région, au nord, on trouve la wilaya d'Oran 80 km, au nord-ouest, Ain Temouchent 65 km, à l'est, Saida 100 km et Mascara 90 km, au sud, el Bayedh et Naama, à l’ouest, Tlemcen 90 km.

Le climat : Le climat de la wilaya de Sidi Bel Abbés est de type méditerranéen, semi-aride, à l’influence continentale, l’hiver froid et humide avec des températures qui oscillent entre 14°C à 15°C atteignant des  minima de 02 °C, alors que l’été est sec et chaud avec une température moyenne de 22°C.

La pluviométrie va en régressant du nord au sud : 500 à 800 mm dans le nord, 200 à 500 mm dans les hautes plaines, Faible quantités dans les zones steppiques au sud, et pour la période d’enneigement qui atteint 20 jours dans les monts au dessus de 1000 M d’altitude : Monts de Tessala et Dhaya.

Le relief : le relief naturel de la wilaya se caractérise par l'existence d'unités physiques distinctes formant une série de chaines montagneuses parallèles entres elles et orientées d'ouest en est, ce qui représente une diversité d'espaces géographiques répartis en 3 grands ensembles nettement différenciés du point de vue physique. Climatique et socio-économique, les zones montagneuses occupant une superficie de 225.000 ha, elles sont localisées au nord et au centre (25% de la superficie total), les zones de plaines: couvrant une superficie de 324.000 ha, (35% de la superficie total), la zone steppique constituant le sud de la wilaya et occupant une superficie de 366.000 ha (40% de la superficie total).

la flore : les principaux espèces qui constituent les forets de la wilaya sont le pin d’Alep, le chêne vert, les eucalyptus et le thuya, avec un cortège floristique formé de romarin, de plylaria, de lentisque, d’aglobulaires, de genets et de cholycotum, comme : pistachier de l’atlas dont un exemplaire est classé, depuis 1912 à Sfisef (L’arbre de fer) et chênes liège dans la foret de Guetarnia.

La faune : En trouve le chacal, le renard, l’hyène et le chat sauvage, comme espèces sédentaires, le canard colvert, la cigogne et la poule d’eau, et comme espèces migratoires, le vanneau huppé, l’érismature et le flamant rose.

Sidi Bel Abbés à travers l'histoire

La position stratégique de Sidi Bel Abbés, son climat, son relief et ses ressources hydriques ont fait d’elle un territoire d’émigration et d’invasion pour nombre de peuples étrangés. Les peuplades qui l’habitaient étaient composées de berbères aux mœurs sédentaires et connus comme étant adonnées au jardinage et à la culture des céréales. De très anciennes traces de canaux fortifient l’idée qu’ils y organisèrent des arrosages méthodiques, les romains, lancés dans une guerre de colonisation pénétrèrent jusqu’aux montagnes du Tessala. Après le ruineux passage des vandales, les autochtones subirent, dés la fin du Vème siècle, la domination byzantine contre laquelle ils furent en rébellion constante. Mécontentements et révoltes sanglantes caractérisèrent cette période jusqu’à l’avènement des expéditions arabes, intervenues à la fin du VIIème siècle et auxquelles les berbères, séduient par le message égalitaires véhiculé par l’islam, réservèrent une attitude plutôt favorable, La région connu par la suite et au XIème siècle, de grands mouvement de population, avec la poussée des Banou Hillall d’abord, et ensuite l’avènement de la dynastie des Almoravides, lancée dans un grand mouvement d’unification du Maghreb. Cette dynastie fut écrasée, au XIIIème siècle et le Maghreb fut divisé en 3 royaumes, chaqu’un dépendant d’une dynastie, la région de sidi bel abbés se trouva englobée dans le royaume des Zianides, dés le règne de son fondateur Yaghmoracen Ibn Ziane qui réussit à fédérer les grandes tribus hilaliennes, a l’instar de la majorité du payé, la région connut le pouvoir Ottoman qui s’exerça par l’intermédiaire des beys, installés d’abord à Mazouna, puis à Mascara et en fin à partir de 1792, à Oran.

Dés 1842, un camp militaire permanent prés du marabout de Sidi Bel Abbés, continuellement harcelé par les troupes de L’emir Abdel Kader, ce camp fut progressivement fortifié pour devenir, dés 1843, une redoute.

Ainsi se forma l’embryon de ce qui allait de venir la ville de Sidi Bel Abbés, en effet et dés 1847, fut décidée, par ordonnance royale, l’édification, en ces lieux, d’une ville. C’est à Prudon, capitaine du génie, qu’échut, une année plus tard,  la tache de présenter le plan réalisé par la commission qu’il présidait : une enceinte fortifiée de 42 hectares, dont la moitié serait réservée aux installations militaires, le reste demeurent à lotir parmi les candidats consentant à s’y établir.

Magie de la Nature 

La wilaya de Sidi Bel Abbes présente une diversité paysagère remarquable, qui permet d’envisager le développement de nombreuses activités liées au tourisme nature.

Le Lac de Sidi Mohamed Ben Ali :le lac de Sidi M’hamed Benali qui s’étend sur une superficie de 33 ha, constitue le cœur d’un site naturel d’exception, authentique et préservé. Cette zone humide est un lieu d’hivernage pour les oiseaux migrateurs. L’eau du lac de Sidi M’hamed Benali, flambante des couleurs qui s’y reflètent, attire de nombreux touristes.

Ce lac est entouré de paysages et de richesses naturelles très diverses, notamment pour le plaisir de contempler le panorama, offrant au plaisir des yeux un patrimoine faunistique et floristique riche et diversifié.

Barrage Sarno : Constitue un autre site propice à la détente, au camping, à la pèche et au tourisme paysage.

Le Mont de Tessala : Situé à trois kilomètres de Sidi Bel Abbés, de 1069m de hauteur. Autrefois royaume romain sous le règne d’Asatacilis, est un site touristique fort apprécié pour sa beauté et le microclimat qui y règne. Nombreux sont les touristes qui ont exprimé leur émerveillement, la chaîne montagneuse du Tessala a joué  un grand rôle dans l’histoire de la région. Les hommes et les bêtes y ont trouvé souvent le gîte, la nourriture et les eaux qui leur manquaient de temps à autre. Pour les habitants de la région, le Tessala était la terre à blé et  y ont souvent trouvé le refuge salutaire lorsqu’ils se sentaient menacés par quelques envahisseurs extérieurs.

L’arbre de fer : Il s’agit d’un monument naturel classé en juin 1913 selon la loi du 21 avril 1906 ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites à caractères artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, il se situe devant le siège de l’APC de Sfise. De l’espèce pistachier de l’atlas ou lérébinthe, il atteint 20m de hauteur, 25m de parapluie et 6m de circonférence. L’espèce est d’un port massif avec des feuilles serrées, son bois est lourd et dur. Celons les dires, son âge approche les 3 siècles ou7 siècles.

Les forets : Le massif forestier de la Wilaya de Sidi Bel Abbes couvre une superficie de 213.000 Hectares englobant 20 forets domanials. Elle reste l’une des premières wilaya fortement boisée avec un taux de boisement avoisinant les 22% ; un taux de boisement de 5% par rapport à l’ensemble du patrimoine forestier national, citons: la foret de Zegla Daira de Telagh 56.000 ha, la foret domanial de Touasinine, Ras El Ma 14.000 ha, la foret de Tenira 16.000 ha, et autres.

Djbel Lalla Rouba : Un mont de 80m de hauteur au milieu d’une plaine agricole où coule une source  antique. Depuis des générations, ce mont est appelé « Djebel Lalla Rouba », au tiers de son sommet, sont disposés de gros blocs de différentes tailles (jusqu’à 5m de hauteur). A géométrie souvent parallélépipédique, ils sont cimentés l’un a l’autre. Le sommet laisse apparaitre une surface plus en moins plane.

Architecture de haute gamme

La ville de Sidi Bel abbés compte parmi ses monuments de vrais merveilles architecturales, des châteaux, des châtelets et autres édifices administratifs, qui ont fait dire à napoléon III, lors de sa première visite (mai 1865) «  c’est petit paris » ,Siège de la Mairie : construit en 1875et château Lomet : actuellement Ecole des Beaux-arts, la coupole : construit en 1954, elle était destinée à l’origine pour abriter le marché de gros des fruits et légumes, actuellement, elle fait office du centre d’information et d’orientation touristique, esplanade du 1er Novembre 1954 (ex place Carnot) qui est située au centre ville, entre le théâtre et la cour de justice. Un kiosque municipal, très esthétique, marque le centre de cette place publique, le théâtre est construit en 1936, d’une capacité de 650 places, bâti selon l’architecture italienne, plus la gare ferroviaire, château Napoléon, Château Bellat et la grande poste.

La Beauté de la ville ne s'arrête pas aux frontières de ce qui a été réalisé à l'époque coloniale, mais l’activité économique va avoir un important impact sur le développement de la wilaya, accompagné de la création d’important nombre d’équipements comme : le siège de la wilaya, siège de la daïra, un grand pole universitaire, la grande bibliothèque, la cour de justice…etc.

Tourisme culturel

Le tourisme culturel représente une large part du marché touristique de la Wilaya de Sidi Bel Abbés, notamment avec les dernières améliorations apportées à ce secteur dans différents domaines, suite à l’augmentation du nombre d’associations culturelles et les nouveaux  programmes pour couvrir le déficit en infrastructures culturelles dans ce domaine, telles les cinémas, la maison de culture, la maison de l’artisanat, ajoutées au théâtre régional, institut de musique et théâtre de verdure, Institut des beaux arts. La culture aussi marque sa présence par l’organisation de manifestations culturelles telles que le festival international de la danse folklorique, Festival du théâtre professionnel, Festival du rai…etc.

La dance folklorique : avec plusieurs ballets de dance folklorique et notamment l’alaoui la danse la plus répandue dans la wilaya, ces troupes ont été plusieurs fois primées dans les festivals nationaux et internationaux.

Fantazia : Il existe plusieurs groupes de cavaliers à travers la wilaya, ils exhibent leur habilité à conduire leur monture et à manier les armes principalement à l’occasion des  Ouadates, des fêtes nationales organisées par la wilaya de Sidi Bel Abbés.

Les principales ouadates : ouadate Rijal el blad daira Ibn Badis,- ouadate Sidi Abd El Kader Wald Ali daira Ain El Berd,- ouadate Mehadja commune Mcid, ouadate Sidi Mohamed commune Zerouala et autres...

Culte et Traditions

Le Culte : On trouve à travers  la  wilaya,  165  mosquées, 11  salles  de  prières.  Dont  on  peut  citer, la Mosquée  El  Adham  située à  El Graba  datant  de  1884 et la Mosquée Abou Bakr Essidik (ex église) : Située face au siège de la mairie, elle résulte de la transformation de l’ancienne église principale de Sidi Bel Abbés et de ses annexes et la medersa qui à été construite par les fidèles de Abd El Hamid Ibn Badis sur les fond propre des adhérents. A l’origine, elle faisait fonction d’école municipale française, les adhérents en y envoyant leurs enfants faisant foi de patriotisme, fermée en 1957, elle a été ré ouverte après l’indépendance du pays en 1966 avec une partie dédiée aux cinq prières.

Les  zaouïas : Les  confréries  y  pratiquent  culte  ainsi  que  des  commémorations  religieuses  telle  que  le  Mawlid  En-Nabaoui comme Zaouia Aissaouia située à Sidi Bel Abbés, Zaouïa Eddarkaouiya connue  sous le  nom d’El Hebriya elle est  située  à  Sidi  Bel  Abbes et Zaouia Tidjania  située  à  Ras  el ma elle  a était  construite  en  1940.

Les Plats Traditionnels : La gastronomie littorale de la région de Sidi Bel Abbés est très riche, elle se compose de céréales ou le couscous est le plat convivial par excellence. Il est  décliné à la viande de mouton  qui sert à la préparation de plusieurs plats tels que Mechoui,sans oublier le Berkoukes, qui se prépare par temps de froid ou lors de la célébration de l’arrivée d’un nouveau né ce plat est fait à base de blé et de viande. Ces plats traditionnels sont préparés bien sur avec des légumes frais, des légumes secs, l’escargot est aussi un plat préparer en sauce et relevés en plantes aromatiques  et médicinales, ils sont consommés aussi pour des raisons thérapeutique. Les traditions Bélabésiennes ne s’arrêtent pas là, car elles contiennent aussi quelque spécialité comme les gâteaux traditionnels tel que : Makrot aux dates, M’semen, Meloui, Kaak, Mbesses, El Baghrir, Ghribia, …

L’artisanat : de manière générale, l’artisanat à Sidi Bel Abbes, se scinde en deux :un artisanat rural, basé essentiellement sur la poterie, la réalisation des outils de cuisine en doum, le tissage, la tapisserie, et la confection des djellabas pour homme et un artisanat plus raffiné : venu avec les Tlemceniens de son édification, ils ont ramené avec eux la technique de broderie, du Medjboud sur les chaussures et les Caracous.

Le costume traditionnel : Le costume traditionnel de Sidi Bel Abbes ressemble aux costumes des autres régions de L’ouest Algérien, le Costume masculin qui se compose d’un pantalon bouffon à plis appelé encore Bouzekri et un gilet porté sur une chemise, des chaussures traditionnelles, un large turban, un barnous et le costume féminin se compose d’ une robe longue a manche trois-quarts, une ceinture traditionnelle, la tête couverte, d’un foulard, le front ceint d’un autre foulard, pour sortir, le hayek en laine tissée manuellement et des chaussures discrètes.